Aller au contenu principal
Association des infirmières praticiennes spécialisées du Québec (AIPSQ)

Écrivez-nous

info@aipsq.ca
Connexion membre
Devenir membre

Santé cardiométabolique, diversité ethnique et populations migrantes

19.2.9

19.2.9

Santé cardiométabolique, diversité ethnique et populations migrantes 

La santé cardiométabolique s’intéresse au métabolisme énergétique (utilisation des aliments ou des réserves du corps pour créer de l’énergie et maintenir les fonctions vitales) ainsi qu’à l’impact des dérèglements du métabolisme sur l’intégrité des vaisseaux sanguins et du cœur. Bien que le bagage génétique et les différences ethniques apportent des variations individuelles à la santé métabolique, les habitudes de vie l’influencent aussi de façon très importante. De plus, l’environnement dans lequel nous vivons influence nos choix et nos habitudes de vie, et aussi, par ricochet, l’expression de notre bagage génétique (1).  

Les personnes issues de l’immigration et vivant au Canada arrivent avec un bagage génétique et des références culturelles variées. Leur migration, qu’elle soit souhaitée ou non, les oblige à intégrer un environnement parfois très différent. Comment bien évaluer la santé cardiométabolique, sachant que la population canadienne est multiethnique? Comment accompagner chacun de façon adéquate et respectueuse quand il s’agit d’évaluer les habitudes de vie et de suggérer des changements? 

Deux IPS aux expertises cliniques complémentaires rapportent ici leur échange sur ces thématiques. Nadia Doiron, IPS en première ligne, a une expertise auprès des migrants. Valérie Dionne, IPS en soins adultes, a une expertise en santé cardiométabolique. Elles vous partagent des points saillants de la littérature scientifique récente et l’application qu’elles en font au quotidien pour une meilleure évaluation et prise en charge de leur patientèle. 

Nadia : 
La santé métabolique est étroitement liée à la composition corporelle. Comment évaluer la composition corporelle, sachant que les variations d’un individu à l’autre ne seront pas nécessairement indicatrices d’un problème de santé? 

Valérie : 
L’indice de masse corporelle (IMC) est utilisé depuis plusieurs années pour déterminer un statut d'obésité, ainsi que les stades d’obésité. Il s’agit d’un outil de dépistage populationnel simple et utile, mais qui découle d’études réalisées principalement chez des hommes blancs. Ainsi, en pratique clinique, l’IMC peut surestimer ou sous-estimer l’adiposité et son impact sur la santé (2). 

Par exemple, chez les femmes, particulièrement de race noire, il y a un risque de surestimation, c’est-à-dire que le calcul de l’IMC va classifier cette personne dans la catégorie obésité, et ce, bien que sa composition corporelle ne soit pas inadéquate d’un point de vue de la santé métabolique. Par ailleurs, chez les Asiatiques, il y a un risque de sous-estimation, c’est-à-dire que pour un IMC classifié normal, la personne peut tout de même avoir une adiposité viscérale augmentée la mettant à risque élevé de dérèglement métabolique, par exemple de diabète de type 2. 

Une révision de l’IMC comme mesure de l’obésité était attendue depuis longtemps. La publication de la Lancet Diabetes Endocrinology Commission (2), en janvier 2025, a permis de clarifier le processus diagnostique de l’obésité, avec l’ajout de deux éléments principaux: 

  • L’ajout d’une deuxième mesure complémentaire à l’IMC pour confirmer un surplus de masse grasse. Il peut s’agir de la mesure du tour de taille. Les valeurs canadiennes pour l'obésité abdominale sont de > 88 cm chez les femmes et de > 102 cm chez les hommes. Ainsi, les valeurs d’IMC que nous utilisions déjà demeurent valides, mais elles ne sont plus suffisantes pour le diagnostic d’obésité.  
  • La différence entre le diagnostic d’obésité pré-clinique et clinique. Une personne avec un IMC et un tour de taille élevé peut être soit à risque de problème de santé relié à l’adiposité (obésité pré-clinique), soit déjà atteinte d’une dysfonction reliée à l’adiposité (obésité clinique).  

Le Lancet Diabetes Endocrinology Commission met aussi en lumière que les valeurs d'IMC et de tour de taille pour lesquelles un diagnostic d'obésité sera posé diffèrent d'un pays à l'autre. Par exemple, pour les populations d'Asie, le surpoids correspond à un IMC entre 23.0-24.9 kg/m2, l’obésité de classe 1 à un IMC entre 25.0-29.9 kg/m2, l’obésité de classe 2 un IMC > 30,0, et l’obésité abdominale à un tour de taille de plus de 80 cm pour les femmes ou plus de 90 cm pour les hommes. Pour encore plus de précision, les valeurs établies par chaque pays sont disponibles au Tableau 1. 

Nadia: 
T’arrive-t-il d’utiliser d’autres mesures que l’IMC et le tour de taille pour évaluer la composition corporelle? 

Valérie: 
Je pense qu’elles sont suffisantes pour la grande majorité des personnes. Il peut cependant être pertinent de préciser le pourcentage de  masse grasse et de  masse musculaire à l'aide d'une balance à bio-impédance. Ces balances sont disponibles dans des contextes spécialisés, comme une clinique de perte de poids ou un centre sportif. Je l'utilise dans le centre où je travaille. Cela m'a permis, par exemple, de mettre en évidence chez une jeune femme de race noire, que, bien qu'elle eût un IMC à 35 kg/m2, son pourcentage de masse grasse était normal, car elle avait une masse musculaire extrêmement développée. Par ailleurs, lorsque la masse musculaire est abaissée, je sais d'expérience que la réponse à un programme de perte de poids sera plus difficile et qu'il faudra idéalement un programme intensif et supervisé d’exercice en résistance (3). Aussi, lors d'un faible pourcentage de masse musculaire, les risques et bénéfices d’une restriction calorique (nutritionnelle, médicamenteuse ou chirurgicale) doivent être évalués soigneusement pour éviter d’affaiblir davantage la force et la masse musculaire, ainsi que le métabolisme basal associé. 

Par ailleurs, chez les personnes de petite constitution, il m’arrive d’utiliser le ratio grandeur (cm) sur tour de taille (cm). Le tour de taille doit être la moitié ou moins de la grandeur. Ce ratio donne une valeur habituellement inférieure aux valeurs standardisées, et est une meilleure cible pour une santé métabolique optimale. 

Il est important de souligner que la santé métabolique n’est pas seulement reliée à la composition corporelle. Par exemple, l’ajout de la mesure de la capacité aérobique permet une meilleure évaluation de la santé cardiométabolique et du risque cardiovasculaire  d’une personne. Une excellente capacité aérobique nuance significativement le risque associé à un diagnostic d’obésité (4). L'évaluation de la santé métabolique et des impacts cliniques d'un surpoids comprend aussi un bilan sanguin et une évaluation médicale complète. 

Nadia : 
Concernant les causes expliquant l’augmentation de la prévalence de l’obésité, y a-t-il des avancées au niveau de la recherche? 

Valérie : 
Oui, un élément intéressant est qu’effectivement, au niveau populationnel, il y a eu une augmentation du nombre de calories consommées par jour depuis les années 70. Cette dernière est associée à la progression du taux d’obésité. Cependant, depuis les années 2000, le nombre de calories par jour est stable alors que la prévalence de l’obésité continue de progresser (5). Les experts dans le domaine mentionnent deux éléments pouvant expliquer ce phénomène: les obésogènes présents dans les aliments et boissons ultra-transformés (ABUT) et l’élargissement de la plage horaire pendant laquelle nous mangeons (par exemple, le fait de grignoter en soirée ou avant de se coucher peut perturber le cycle circadien lié à la digestion et au métabolisme) (6). 

Nadia : 
Le terme “aliments et boissons ultra-transformés” est de plus en plus présent dans les médias, mais j’ai l’impression que sa définition est rarement précisée. 

Valérie : 
Tout à fait! C’est important si on veut être en mesure d’en discuter avec nos patients. J’ai remarqué que, si j’utilise simplement le terme ABUT, la plupart vont me dire qu’ils n’en consomment pas. Pourtant, lorsque je prends le temps de revoir la définition et que j’utilise une infographie, ils réalisent qu’ils en consomment sans le savoir. Cela me permet de mieux évaluer leur consommation, mais aussi de leur enseigner comment les reconnaître. 

Les produits ultra-transformés sont, tels que définis par la classification NOVA, des formulations industrielles composées de substances alimentaires raffinées et d'additifs, conçues pour créer des produits durables, pratiques et attrayants, tels que les boissons non alcoolisées, les en-cas emballés, la restauration rapide et les repas surgelés. (Voir l’infographie ci-jointe) 

Nadia : 
Et si je comprends bien, la consommation d’ABUT est en augmentation au Canada? 

Valérie : 
Actuellement, ces produits dominent l'approvisionnement alimentaire mondial. Au Canada, entre 1938 et 2011, l'évolution des achats alimentaires des ménages a été marquée par le remplacement des aliments frais et peu transformés au profit d’ABUT. En 2015, près de la moitié des calories consommées par les Canadiens provenaient des ABUT (7). 

La Heart & Stroke Commission, publiée en février 2025, a conclu que les ABUT représentent 43.4% des calories consommées par les Canadiens de 20 ans et plus (8). 

Nadia : 
Quel impact ont les ABUT sur la santé ? 

Valérie : 
Le lien entre la consommation d’ABUT et la survenue d’obésité et de maladies chroniques (par exemple: diabète de type 2, hypertension, dyslipidémie) a été établi dans les dernières années. D’ailleurs, l’OMS émet des recommandations claires sur l’importance de diminuer leur consommation. Aussi, la Heart & Stroke Commission a évalué qu’un haut niveau de consommation d’ABUT est associé à un haut risque CV et à la survenue de 38% de tous les évènements ischémiques en 2019 (8). 

Ce rapport, et plusieurs autres études dans le domaine permettent d’entrevoir les impacts de la consommation d’ABUT sur la santé et l’importance de s’y attarder, du moins lorsqu’on s’intéresse à une prévention cardiovasculaire optimale. Dans ma pratique clinique, j’ai commencé à intégrer des questions sur la consommation d’ABUT, comme je le fais pour le tabac, l’alcool et les drogues.  

Nadia : 
Que savons-nous sur la proportion des ABUT dans l’alimentation des personnes les plus vulnérables (aide alimentaire, faible revenu, insécurité alimentaire, immigrants…)?  

Valérie : 
Les immigrants consomment significativement moins d’ABUT que les Canadiens de naissance, du moins à leur arrivée. Cependant, les études montrent une acculturation menant à une augmentation de la consommation proportionnelle au temps passé dans le pays d’accueil. Par ailleurs, certains groupes maintiennent davantage leurs habitudes traditionnelles, dont la cuisine faite à la maison et les repas pris en famille, et ce sont des éléments protecteurs. Les groupes les plus vulnérables à une consommation importante d’ABUT sont les hommes, les jeunes (adolescents et jeunes adultes), les fumeurs, les personnes sédentaires, les personnes avec moins d’années d’éducation (7).  

Valérie : 
Nous savons que la promotion des saines habitudes de vie est influencée par plusieurs facteurs : motivation, éducation, ressources financières, etc. Dans ta pratique, as-tu une approche particulière avec les personnes immigrantes, surtout celles en situation de vulnérabilité? 

Nadia : 
Peu importe le profil du patient, je tente toujours d’adopter une approche individualisée. La clé, c’est l’écoute : il faut écouter plus qu’on parle. C’est ce qui permet de comprendre les connaissances, priorités et motivations du patient, et ainsi d’offrir un accompagnement pertinent. C’est bien d’avoir des connaissances de base sur les différentes populations qu’on dessert, mais il faut éviter les généralisations, surtout celles qui peuvent découler de préjugés.   

Il est aussi essentiel de reconnaître que ce travail prend du temps. La promotion des saines habitudes de vie, c’est un processus continu. On ne peut pas espérer enseigner des habitudes de vie ou stabiliser un diabète en deux ou trois consultations - surtout chez une personne que l’on connaît peu et qui vient d’un contexte possiblement très différent du nôtre. Pour les populations immigrantes, il faut adapter les recommandations et notre approche dans une perspective de sécurité culturelle. 

L'approche infirmière, particulièrement en pratique avancée, permet de tisser des liens de confiance durables et de faire des ponts entre la réalité clinique, sociale et culturelle du patient. En tant qu'infirmière praticienne, notre rôle de proximité, notre autonomie et notre capacité d'évaluation globale ajoutent une valeur précieuse à l'accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité. 

Un autre aspect essentiel dans toute intervention auprès des personnes migrantes est de garantir, en cas de barrière linguistique, l’accès à un interprète médical professionnel. 

Valérie : 
Tu mentionnes la sécurité culturelle. Peux-tu expliquer ce concept et comment pouvons-nous le mettre en pratique? 

Nadia : 
La sécurité culturelle, un concept issu du travail de Irihapeti Ramsden, infirmière du peuple maori (peuple autochtone de la Nouvelle-Zélande), place l’expérience du patient au centre de la relation clinique (9). Elle prend en compte les contextes sociaux, politiques et historiques, notamment l’impact du colonialisme, et souligne le déséquilibre de pouvoir entre les professionnels de la santé et les patients issus de groupes marginalisés (10). 

Pratiquer la sécurité culturelle exige une autoréflexion constante : 

  • Reconnaître nos privilèges en tant que professionnels. 
  • Comprendre nos propres références culturelles. 
  • Être conscient du pouvoir qu’on détient dans la relation thérapeutique. 

Ce n’est pas une compétence à acquérir une fois pour toutes, mais un processus évolutif. 

Un outil de communication qui peut favoriser la sécurisation culturelle des soins est le modèle LEARN (acronyme en anglais) (11):  

  • Écouter (Listen) avec sympathie et comprendre la perception du patient à l’égard d’un problème. 
  • Expliquer vos perceptions d’un problème. 
  • Reconnaître (Acknowledge) les différences et les similarités et en discuter. 
  • Recommander un traitement. 
  • Négocier une entente. 

Valérie : 
Et lorsque la migration est très récente, comment doit-on ajuster notre approche? 

Nadia : 
Il faut distinguer les types de migrants : un réfugié ou un demandeur d’asile n’a pas choisi de partir. Ces personnes fuient une situation de danger. Elles arrivent souvent en état de stress aigu, parfois sans leurs proches, souvent avec des craintes pour la sécurité de ces derniers et avec une incertitude quant à leur avenir ici (12). Ce n’est pas le bon moment pour parler de prévention ou de nutrition. 

Mais en même temps, on sait que ces populations sont à risque de maladies comme le diabète. Un rapport de l’Agence de santé publique du Canada de 2018 (13) sur les inégalités en santé démontre que le risque de diabète est significativement plus élevé chez les personnes d’origine de l’Asie du Sud, les personnes noires, et les immigrants de longue date. Ce même rapport décrit aussi que quoique l’incidence de l’obésité chez les immigrants est plus basse que chez les non-immigrants, elle augmente de manière significative chez les immigrants de longue date.  Ce constat reflète le phénomène appelé « effet de l’immigrant en bonne santé ». De nombreuses recherches ont montré que les immigrants au Canada présentent généralement un meilleur état de santé que les personnes nées au pays, mais que cet avantage tend à s’estomper au fil des années passées au Canada (14,15). La prévention et la promotion de la santé conservent donc une importance majeure pour cette population.  Il s’agit d’éviter d’imposer trop tôt le message de prévention, mais de rester présents, attentifs, et prêts à accompagner quand ce sera le bon moment. 

Valérie : 
Les réfugiés et demandeurs d’asile arrivent-ils généralement en mauvaise santé? 

Nadia : 
Souvent, oui. Certaines ont déjà des maladies chroniques mal contrôlées en raison de leur parcours migratoire. D’autres développent des troubles musculosquelettiques, des maladies infectieuses ou encore des problèmes de santé mentale dus aux traumatismes vécus (12). 

Au début, notre rôle est de stabiliser ce qui peut l’être : reprendre les traitements, assurer un suivi de base. La prévention viendra dans un second temps, quand un lien de confiance sera établi. C’est une occasion d’apprendre à mieux connaître la personne, son contexte, et de mieux personnaliser notre approche par la suite. 

Valérie : 
Comment aborder de façon adéquate des concepts comme la nutrition, suggérer des changements, sachant que ce qu’on mange est étroitement lié à notre identité, à nos références culturelles ? 

Nadia : 
Il faut y aller étape par étape, sans jugement. J’aime utiliser le Guide alimentaire canadien, car il est visuel, disponible en plusieurs langues et plus général que les versions antérieures (16). Je le présente comme un outil adaptable : « Voici une image, mais adaptons-la ensemble à ce que vous aimez cuisiner. »  J’ai hâte aussi de commencer à utiliser l’infographie que tu m’as partagée sur les aliments ultra-transformés.   

Je pose souvent des questions sur la place de la préparation des repas dans les habitudes de mes patients. Si je vois que la personne cuisine déjà des aliments frais à la maison, je valorise ça. Je dis souvent avec humour : « Ne prenez pas les habitudes alimentaires des Canadiens, elles ne sont pas toujours exemplaires! »   

En conclusion, la santé métabolique de la population canadienne passe par une évaluation personnalisée et une prise en charge culturellement sécurisante, surtout chez les populations migrantes et en situation de vulnérabilité. Les IPS, autant en première ligne qu’en spécialité, jouent un rôle clé dans cette démarche, par leur écoute active, l’adaptation de leurs interventions et l’application des données scientifiques récentes dans leur pratique clinique. 

Tableau 1: Indice de masse corporel (surpoids, obésité) et tour de taille (obésité abdominale) déterminée par les pays représentés à la Lancet Diabetes Endocrinology Commission 2025. (Traduction libre, Annexe 2). 

F = femmes, H = hommes. 

Figure 1: Infographie pour soutenir l'enseignement sur les produits ultra-transformés. Réalisée par l'équipe de nutritionnistes du Centre ÉPIC de l'Institut de cardiologie de Montréal. 

 

Références: 

Cavalli G, Heard E. Advances in epigenetics link genetics to the environment and disease. Nature. 2019 Jul;571(7766):489-499. doi: 10.1038/s41586-019-1411-0.  

Rubino F, Cummings DE, Eckel RH, Cohen RV, Wilding JPH, Brown WA, & al. Definition and diagnostic criteria of clinical obesity. Lancet Diabetes Endocrinol. 2025 Mar;13(3):221-262. doi: 10.1016/S2213-8587(24)00316-4. Epub 2025 Jan 14. Erratum in: Lancet Diabetes Endocrinol. 2025 Mar;13(3):e6. doi: 10.1016/S2213-8587(25)00006-3.  

Acosta A, Camilleri M, Abu Dayyeh B, Calderon G, Gonzalez D, McRae A, Rossini W, Singh S, Burton D, Clark MM. Selection of Antiobesity Medications Based on Phenotypes Enhances Weight Loss: A Pragmatic Trial in an Obesity Clinic. Obesity (Silver Spring). 2021 Apr;29(4):662-671. doi: 10.1002/oby.23120. Erratum in: Obesity (Silver Spring). 2021 Sep;29(9):1565-1566. doi: 10.1002/oby.23236. Erratum in: Obesity (Silver Spring). 2022 Jul;30(7):1521. doi: 10.1002/oby.23498.  

Ross R, Blair SN, Arena R, Church TS, Després JP, Franklin BA, & al. Importance of Assessing Cardiorespiratory Fitness in Clinical Practice: A Case for Fitness as a Clinical Vital Sign: A Scientific Statement From the American Heart Association. Circulation. 2016 Dec 13;134(24):e653-e699. doi: 10.1161/CIR.0000000000000461. 

Mozaffarian D. Perspective: Obesity-an unexplained epidemic. Am J Clin Nutr. 2022 Jun 7;115(6):1445-1450. doi: 10.1093/ajcn/nqac075.  

Heindel JJ, Lustig RH, Howard S, Corkey BE. Obesogens: a unifying theory for the global rise in obesity. Int J Obes (Lond). 2024 Apr;48(4):449-460. doi: 10.1038/s41366-024-01460-3. Epub 2024 Jan 11.  

Nardocci M, Leclerc BS, Louzada ML, Monteiro CA, Batal M, Moubarac JC. Consumption of ultra-processed foods and obesity in Canada. Can J Public Health. 2019 Feb;110(1):4-14. doi: 10.17269/s41997-018-0130-x. Epub 2018 Sep 20. Erratum in: Can J Public Health. 2019 Feb;110(1):15-16. doi: 10.17269/s41997-018-0142-6.  

Nilson E, Hamel V, Wahrhaftig J, Rezende L, Polsky JY, Moubarac JC. How much of the burden of cardiovascular disease in Canada is attributable to ultraprocessed foods? Department of Nutrition, University of Montreal, February 2025. 

Ramsden, I. (2002). Cultural safety and nursing education in Aotearoa and Te Waipounamu (Thèse de doctorat, Victoria University of Wellington). https://www.croakey.org/wp-content/uploads/2017/08/RAMSDEN-I-Cultural-Safety_Full.pdf 

Agence de la santé publique du Canada.  (2023). Définitions communes en matière de sécurité culturelle.  Ottawa, Ontario : Gouvernement du Canada. 

Suleman, S. (2025, février). La sécurisation culturelle des soins. EnfantsNéoCanadiens.ca. https://enfantsneocanadiens.ca/care/cultural-safe  

Doiron, N., Cournoyer, M.-È., & Chirgwin, J. C. (2024) Patients venus de loin: Approche clinique du nouvel arrivant. Le Médecin du Québec, 59(1), 31-35. 

Agence de la santé publique du Canada. (2018). Les principales inégalités en santé au Canada : un portrait national. Ottawa : Agence de la santé publique du Canada. https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/publications/science-research/key-health-inequalities-canada-national-portrait-executive-summary/hir-full-report-fra.pdf 

Gushulak, B. D., Pottie, K., Hatcher Roberts, J., Torres, S., & DesMeules, M. (2011). Migration and health in Canada: Health in the global village. Canadian Medical Association Journal183(12), E952–E958. https://doi.org/10.1503/cmaj.090287 

Lu, C., & Ng, E. (2019). Healthy immigrant effect by immigrant category in CanadaHealth Reports, 30(4), 3-11. https://doi.org/10.25318/82-003-x201900400001-eng 

Santé Canada. (2025). Guide alimentaire canadienhttps://guide-alimentaire.canada.ca/fr/ 

WHO/IASO/IOTF. (2000) The Asia-Pacific perspective: redefining obesity and its treatment. Health. Communications Australia Pty Limited. 

http://www.wpro.who.int/nutrition/documents/docs/Redefiningobesity.pdf 

Auteure

Valérie Dionne, IPSSA, Maîtrise en sciences biomédicales Institut de cardiologie de Montréal

Nadia Doirion, IPSPL, M. Sc(A) et D.E.S.S. en soins de première ligne, Membre affiliée à l’Université McGill Clinique IPS+ Snowdon, CIUSSS Centre Ouest de l'Île de Montréal

Citation

Dionne, V., & Doirion, N. (2025, décembre). Santé cardiométabolique, diversité ethnique et populations migrantes. Revue de l’AIPSQ.